Second chapitre :
Le lendemain matin, Harry se leva de très bonne humeur. Quand il vit Dudley ouvrir son énorme pile de cadeau, sa bonne humeur diminua un peu. Mais elle remonta quand, à contrecoeur, Mr Dursley ferma la porte de sa propre maison, laissant à Harry la liberté de faire ce qu'il voulait.
-Interdiction de quitter ta chambre, de toucher à la télévision pendant que nous ne sommes pas là, surtout pour regarder les informations, avertit-il avec un petit rire, bien sur, interdiction de toucher à l'ordinateur et d'entrer dans la chambre de Dudley.
-Oui, répondit Harry d'un ton las.
Il entendit le bruit métallique de la clé dans la serrure, ce qui signifiait que la voix était libre. Il décida de commencer par la chambre de Dudley. Il monta au premier étage, et entra. Il n'avait pratiquement jamais vu cette pièce, puisqu'il avait interdiction d'aller dans les autres pièces de la maison que sa chambre à part la cuisine, le salon, et la salle de bains. Pour lui, le 4 Privet Drive était une toute petite résidence.
Sa chambre était immense et très mal rangée. Son regard se posa sur un carnet ou dépassait une feuille avec dessiné dessus un coeur. Il prit le carnet, et l'ouvrit à la page du dessin. Il put lire :
Cher Journal, je te présente Angelina Downson.
Elle en quatrième D, comme Dudley, et moi en quatrième A, comme Angelina.
Son cerveau eut de mal à enregistrer ce qu'il venait de lire. Dudley, ce gros sac de patates, amoureux ? Non ! Il y avait une erreur. Malheureusement, il n'arriva pas à lire la suite car son cousin avait du mettre son énorme main sur là où il avait écrit, et toute l'encre s'était répandu sur la feuille. Il put juste déchiffrer, en bas de la page : J'ai même une photo d'elle.
Harry tourna la page avec un sourire en coin.
Il y avait la photo d'une fille brune aux yeux bleus. A première vue, il la trouva plutôt jolie, mais quand il regarda attentivement la photo il s'aperçu qu'elle avait beaucoup de... défauts. Comme la bouche un peu sur le coté, et les yeux trop rapprochés... Il éclata de rire. En fait, elle était presque laide. Il se dit que son cousin n'avait pas les yeux en face des trous... comme elle ! Il se demanda combien de chose lui avait caché Dudley quand il avait 14 ans, et referma le carnet. Il vit un énorme sachet de bonbons dépasser de dessous de son drap et sortit de la chambre. Il descendit et alla écouter les informations à la télé : encore un meurtre sans explications et quelques petites anecdotes moldues sans grande importance. Quand ce fut terminé, il alluma l'ordinateur. Il ouvrit Internet et tapa le mot : Poudlard dans la barre de recherche. Mais l'ordinateur ne connaissait pas ce mot, Harry s'en doutait mais quelque chose l'avait poussé à vérifier. Il ne savait pas tellement se servir d'un ordinateur, car il n'en avait jamais eu l'occasion. Il s'amusa comme ça pendant un bon moment. Mais quand il entendit le bruit de la voiture des Dursley, il éteignit en vitesse l'ordinateur et descendit leur ouvrir. Il ne put s'empêcher de remarquer que l'oncle Vernon essayait de ne pas faire de bruit en tournant la clé dans la serrure, comme pour le prendre sur le fait. Mais Harry s'en était douté, et il avait ouvert la fenêtre pour pouvoir entendre le bruit de la voiture quand ils reviendraient.
Il se félicita lui même d'avoir eu cette idée, car si il avait été pris en flagrant délit en train de faire de l'ordinateur ou de regarder la télévision, il n'aurait pas eu à manger pendant... un certain temps. Enfin, la porte s'ouvrit. Son oncle lui lança un regard soupçonneux, que Harry soutint. Puis il détourna son regard de Harry, comme si il espérait trouver une preuve qu'Harry avait quelque chose d'interdit. Mais il se rendit vite à l'évidence, il n'avait rien fait de mal. En voyant son regard plein de regret et d'amertume, Harry eut du mal à ne pas éclater de rire.
-Qu'est-ce qui te fait rire ? Demanda t'il à l'adresse de Harry dont les rires cessèrent tout de suite.
-Euh... rien, répondit presque aussitôt Harry.
-Bon, je dois que tout c'est passé normalement, mais, qu'as-tu fais pendant notre absence ? Lui demanda t'il d'un ton faussement enjoué en essayant de l'attirer dans le piège.
-J'ai lu, répliqua-t'il un peu trop rapidement.
-Mmm... Très bien.
Une semaine passa. Harry s'était retenu de ne pas partir le 1er août, mais il ne voulait pas être un fardeau. Le matin du sept août, il écrivit une lettre aux Weasley, leur annonçant son arrivée. Il fit sa valise en prenant soin de ne rien oublier, puis il descendit voir les Dursley, et leur dit:
-Eh bien, au revoir.
Mais ils étaient bien trop occupés pour se soucier de lui.
-Hey ! Cria t'il.
Cette fois tous les regards se posèrent sur lui, ce qu'il attendait, il claqua du doigt, et se volatilisa, ou plutôt transplana. La Tante Pétunia poussa un cri strident qui résonna dans toute la maison et les moustaches de l'oncle Vernon frémirent. Dudley se contenta de regarder l'endroit où Harry avait disparu en mangeant un gâteau à la crème.
De son côté, Harry sonna au portail. Ce fut Mrs Weasley qui vint lui ouvrir.
-Harry ! s'écria t'elle, on ne t'attendait pas avant deux semaines ! S'écria-t'elle.
-Mais je vous ai pourtant envoyé un hiboux, dit Harry en fronçant faussement les sourcils, car en fait, il savait que son hibou n'était pas arrivé, il avait fait exprès de l'envoyer trop tard pour qu'il arrive après lui. Il savait qu'il ne serait pas là à temps, de peur qu'ils ne lui en renvoient un avec écrit qu'il devait encore attendre une semaine.
-Bon, le principal c'est que tu sois là, conclut Mrs Weasley.
Harry entra. Il régnait dans la maison une atmosphère un peu stressé, et, surtout, un énorme bazar.
-Harry, cria Ron qui descendait les escaliers. Il était visiblement surpris de le voir.
Harry tourna la tête et l'aperçut, suivi d'Hermione. Il dit bonjour à tout le monde y compris à Tonks, qui était redevenue joyeuse et gaie, et il n'oublia pas Ginny, qui lui sourit. Ron et Hermione l'entraînèrent à part, dans la chambre de Ron. Elle n'avait pas changé : les mêmes affiches de son équipe de quidditch favorites et le même bazar.
-Le mariage c'est demain... tout le monde est un peu stressé... Ron.
-Harry que vas-tu faire ? Demanda Hermione impatiente, tu avais parlé d'aller sur la tombe de tes parents.
-En effet, répondit Harry, je vais me rendre là-bas, je retrouverai tous les horcruxes, et ensuite je tuerai Voldemort. Ron parvint presque à ne pas faire de grimace en entendant son nom.
-Harry, puisque tu refuses que l'on vienne avec toi, promets-nous au moins que tu nous préviendras si tu détruis un horcruxe ou que tu as fais une découverte, dit Ron.
-D'accord, promit Harry.
-Harry, dit Hermione d'un air grave, n'oublie pas que l'on est tes amis, tu peux tout nous dire à nous.
-Qu'est-ce que tu veux dire par là ? Je ne vous ai jamais rien caché et tu le sais.
-Oui, oui... acquiesça Hermione en se mordant la lèvre.
Ils sortirent de la chambre et allèrent se joindre aux autres. Un peu plus tard, ce fut Ginny qui voulut lui parler.
-Harry, est-ce que tu crois que je vais te laisser affronter le danger tout seul ? Lui demanda- t'elle.
Harry ouvrit la bouche puis la referma.
-Non, bien sur, s'exclama-t'elle comme si c'était évident.
-Ginny je ne peux pas t'emmener avec moi je te l'ai déjà expliqué l'année dernière. Cela lui rendrait la tâche trop facile, et il pourrait te tuer, expliqua-t'il d'un ton assez convaincant.
Ginny resta muette quelques secondes. Mais quand elle eut retrouvé l'usage de la parole, elle lui dit d'une toute petite voix :
-Mais, si tu meures...
-Cela n'arrivera pas, trancha- t'il, un peus surpris lui même de ce qu'il venait de dire.
-Oui, mais il y a quand même un risque. Donc, si tu meures, te rends-tu compte à quel point je m'en voudrai de t'avoir laissé partir ?
-Oui, mais de toute façon tu seras à Poudlard, tu ne pourras pas m'accompagner.
-Oui, j'y ai pensé. Bon, mais je veux que tu m'envoies en détails tes découvertes et si tu fais des choses dangereuses préviens-moi d'abord, dit Ginny qui ne voulait pas abandonner la partie.
-C'est ce que Hermione et Ron m'ont demandé, dit Harry d'un ton las, donc je te tiendrai au courant de ce que je fais, d'accord.
-Très bien, déclara Ginny pas très satisfaite de ce qu'elle avait réussi à obtenir.
Ginny monta dans sa chambre, ou plutôt dans le grenier et Harry alla retrouver Ron et Hermione.
-Eh, demanda-t'il soudainement, qui va s'occuper de la défense contre les forces du mal et de la métamorphose ?
-Pour la métamorphose, McGonnagal s'en rechargera, répondit Ron.
-Et pour les forces du mal je crois que McGonnagal a demandé à Tonks, acheva Hermione.
-Tonks ? Demanda Harry, interloqué.
-Eh bien oui.
Mais leurs voix furent couvertes par celle de Mrs Weasley qui criait :
-Tout le monde à table !
Quand le repas fut fini, une voix appela Harry.
Il tourna la tête et aperçut Lupin. Il s'avança vers lui.
-J'ai l'honneur de t'annoncer mon retour dans l'enseignement. Oui, c'est à moi que l'on a confié le travail de t'apprendre l'Occlumancie et la légilimancie. J'espère y parvenir un peu mieux que le professeur Rogue.
-Arrêtez de l'appeler "professeur" car il ne l'est plus, et puis, vous le traitez encore avec du respect ? S'indigna Harry.
-Euh... oui... tu as raison, répondit Lupin pris au dépourvu.
-Et vous ferez évidement mieux, parce que Rogue ne m'apprenait pas l'Occlumancie, il entrait dans mon esprit pour essayer de voir mes rêves afin de les raconter à Voldemort, continua-t'il. Et puis, et tout le monde le dit, vous avez été le meilleur prof contre les forces du mal que l'on ait jamais eu à Poudlard.
-Merci Harry Peut-être que tu le sais déjà, Tonks vient d'être nommée professeur contre les forces du mal, dit Lupin, ravi.
-Oui je suis au courant. Malheureusment, je ne suivrai pas ses cours cette année.
-Pardon ? S'exclama t-'il, visiblement troublé.
-Je n'irai pas à Poudlard cette année, dit-il en essayant d'adopter un ton dégagé comme si cette nouvelle n'avait pas grand importance.
-Je ne pensais pas que tu allais dire ça, je pensais que pour toi, le plus important c'était Poudlard.
-C'est vrai, j'ai eu beaucoup de mal à me décider. Mais j'ai fini par réaliser que je devais faire quelque chose, même la prophétie le dit :" aucun de nous deux ne peut vivre tant que l'autre survit."